→ Qu’est-ce que la méditation
Pour qui ? Pour quoi ?
→ Déroulement d’une séance

 

La méditation, c’est quoi au juste ?

Très à la mode, la méditation recouvre des pratiques variées visant à revenir à soi. Le terme étant employé pour désigner un peu tout (et parfois n’importe quoi), il est probablement utile d’expliquer ici ce que j’entends par méditation.

Méditer, c’est un entraînement mental consistant à revenir ici et maintenant, à s’accueillir soi tel qu’on est et sa situation telle qu’elle est, à l’instant présent. Il s’agit donc de ne rien faire, de ressentir, d’être. On ne recherche ni le bien-être, ni à souffrir pour être zen. Nous laissons juste se produire l’expérience, agréable ou désagréable, qui est la nôtre.

La méditation n’est ni une doctrine, ni une religion. C’est une pratique, c’est-à-dire qu’il faut en faire l’expérience pour comprendre ce que c’est, avec quoi vous travaillez à titre personnel et en tirer les fruits. Une métaphore bouddhiste dit que notre esprit est comme une eau boueuse : si nous cessons de nous agiter, les particules de boue se déposent et l’eau revient à sa clarté naturelle. En méditant, nous apprenons à mettre un peu d’espace entre nous et nos pensées ou nos émotions, elles nous mènent donc de moins en moins par le bout du nez.

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous encourage vivement à écouter cette émission de France Inter du 4 décembre 2018 avec Christophe André, psychiatre et psychothérapeute et Corinne Isnard Bagnis, néphrologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

 

Pour qui ? Pour quoi ?

En augmentant la tolérance aux pensées, émotions et situations inconfortables, la méditation à condition d’être pratiquée régulièrement est un outil très utile pour :
– reprendre contact avec son corps
– reprendre contact avec ses émotions
– atténuer la rumination, l’anxiété, les états de stress
– prévenir la rechute des états dépressifs
– favoriser le contrôle de l’impulsivité (emportement colérique, hyperphagie, boulimie, désaccoutumance…)
– favoriser la détente des comportements excessivement contrôlants
– atténuer le trop-plein d’agitation mentale et émotionnelle, ponctuel ou chronique
– aider à la gestion des douleurs chroniques.

Au niveau physiologique et à condition d’être pratiquée régulièrement, la méditation a des effets démontrés sur la réponse immunitaire, la diminution de l’inflammation, de la réactivité du système nerveux autonome, de la tension artérielle, l’augmentation de l’activité de la télomérase, du taux de mélatonine urinaire et plasmatique, du taux plasmatique de sérotonine… (pour davantage de détails, voir par exemple ici).

⇒ Important : la méditation n’est pas une thérapie et n’a pas vocation à se substituer à la thérapie psychiatrique / psychologique.

J’accompagne des adultes et adolescents (à partir de 13 ans) uniquement.

Contre-indications

Rester seul·e avec soi-même sans autre intention que d’observer son expérience n’est pas aidant, voire dangereux, dans certaines situations. Il est donc important de travailler avec une instructrice / un instructeur de méditation expérimenté·e, qui saura le cas échéant vous dire non et vous ré-orienter.
La méditation est contre-indiquée dans le cas :
– de dépression en phase aiguë
– de certains troubles de l’attention
– d’attaques de panique récurrentes
– de trouble bipolaire non stabilisé
– de troubles psychotiques (hallucinations, délires)
– d’états dissociatifs ou psychologiques aigus.

 

Déroulement d’une séance

Il n’y a pas de tenue particulière à porter et la pratique peut être adaptée à toutes les conditions physiques.

La première séance, d’une durée d’une heure, permet de comprendre vos attentes et de voir ensemble comment la méditation peut (ou pas, c’est important) être une pratique aidante pour vous, dans votre situation.

Par exemple, si vous recherchez une technique de méditation vous permettant de faire face à des pics d’anxiété ou de stress, la mindfulness (méditation de pleine conscience) alliée à la pratique dite de “cohérence cardiaque” sont certainement des outils puissants.
Si vous souffrez de troubles du comportement alimentaire, on s’orientera plutôt sur la mise en place d’un travail axé sur l’exploration et l’accueil des ressentis des émotions et du corps.

Selon le travail mis en place, nous conviendrons de la périodicité des séances suivantes, de leur durée et de leur coût (en fonction de vos revenus).